Les ventouses

Les ventouses

Différentes apparences

     Les ventouses existent partout dans le monde depuis des milliers d’années. Il en existe différentes matériaux: terre cuite, verre, bambou… Cette médecine traditionnelle s’improvise avec tout objet possédant plus ou moins la bonne forme et résistant à la chaleur (pots de yaourts, photophores…). On utilise généralement des ventouses en verre professionnelles appelées 火罐 HuǒGuàn,ventouses à feu, car l’appel d’air se fait avec du feu. Sans feu, il existe les ventouses à pompe, et les ventouses souples en caoutchouc. On peut placer une ventouse sur une aiguille (针罐法 ZhēnGuànFǎ, méthode de ventouse avec aiguille) ou sur un médicament de pharmacopée (药罐法 YàoGuànFǎ, méthode de ventouse avec médicament).

Les effets des ventouses

     Les ventouses sont avant tout un moyen d’entretenir la santé en nettoyant l’organisme et optimisant le fonctionnement du métabolisme, un peu comme une bonne séance de sport, le hamac et le sauna, la douche norvégienne etc. Elles massent les tissus et activent la circulation du sang, des liquides et du Qi. Elles cassent les plus petits vaisseaux sanguins dont les contenus stagnent pour qu’il se reforment sain et propres ensuite, augmentant les ressources de la circulation globale. 

     En tant qu’outil d’entretien de la santé, on les place sur le dos en longeant le méridien de la vessie et en s’arrêtant avant la zone MìngMén (命门 Porte de la vie). Comme cette chaîne contient des points directement liés au organes principaux, cela permet une détoxication générale de l’organisme. Placées sur les épaules, les omoplates et la nuque, elles forcent les muscles à se relaxer et, par effet somato-psychologique, réduisent le stress (les épaules tendues et douloureuses à cause du stress le sont pas effet psycho-somatique: le mental est soumis à des menaces et le corps réagit à cette peur en sécrétant une petite portion d’adrénaline en continue et les armes naturelles, les griffes et les dents se préparent au combat: les épaules se tendent). Enfin, elles sont placées sur le ventre pour briser les tissus de graisse ou apporter de la chaleur et mincir, sur le visage pour le lifter et dissiper les rides, ou n’importe où ailleurs pour des effets thérapeutiques ou esthétiques. 

Un outil de diagnostic

     La couleur que prend le corps sous l’effet des ventouses permet de connaître son état interne. Quand le corps est en bonne santé, les traces sont rouges ou mauves et laissent des sensations de courbature.

     Quand les traces sont rouge vif, elles indiquent un terrain d’excès de yang et de chaleur.  Quand elles sont violettes ou rouge sombre, elles indiquent un terrain d’excès de yin avec froid et stagnations. Quand seul une partie du cercle est rouge ou violet pâle, ou avec des cloques, il y a un excès d’humidité. S’il y a des cloques sont jaunes, c’est un excès d’humidité chaude; si elles sont noires, cette humidité entraîne des stagnations de sang. 

Quand les ventouses ne laissent pas de traces, le corps est amoindri en sang et énergie (on parle de vide ou de déficience, en chinois 虚 Xū: non-concret, déficient). Quand la peau démange après la pose des ventouses c’est une présence de vent. 

Emplois:

Les trois meilleurs emplois des ventouses:

留灌法 Liú guàn fǎ: La méthode des ventouses qui restent en place. C’est l’utilisation la plus basique. On place les ventouses et on les laisse en place 5 à 15 minutes selon la corpulence, l’âge et la saison.

闪灌法 Shǎn guàn fǎ: La méthode des ventouses qui clignotent. La ventouse est placée et immédiatement retirée, puis placée à nouveau encore et encore jusqu’à ce qu’elle soit brûlante, alors on change de ventouse. On l’utilise pour les paralysies pour faire venir le sang et l’énergie à un endroit précis et les faire circuler.

走灌法 Zǒu guàn fǎ: La méthode des ventouses glissantes. Elle n’utilise qu’une ou deux ventouses et est pratique pour le voyage ou les consultations à domicile. Elle donne des sensations différente de celles qui restent en place et laissent des traces semblables à celles du GuaSha. Le résultat est similaire à celles qui restent en place, le temps peut être plus court, mais nécessite plus de disponibilité de la part du praticien. Certains patients sensibles peuvent les trouver douloureuses.

Publications similaires

  • Le repérage des points

    Les points d’acupuncture ont un emplacement très précis que l’on détermine grâce à une abscisse et une ordonnée. Les mesures des points devraient être très précises et ne jamais avoir l’utilisation des mains (les mains faussent les mesures et que quelques millimètres de décalage peuvent nous placer sur un autre point). 

  • L’auriculothérapie

    La première apparition de l’utilisation des oreilles en MTC se trouve dans le HuangDiNeijing, tel que ce passage dans le SuWen: « 尸厥 不已,以竹管吹其两耳 » (Shī jué bùyǐ, yǐ zhú guǎn chuī qí liǎng ěr: En cas de perte de conscience, souffler dans les deux oreilles avec des tuyaux de bambou). La réflexologie est différente du système des méridiens de la médecine chinoise. Elle fonctionne sur un système de carte. Selon la réflexologie, toutes les parties du corps peuvent présenter des cartes reflétant le reste du corps.

  • Les maladies des yeux

    Les maladies des yeux  Quelles sont les maladies les plus fréquentes touchant les yeux? Que signifient les troubles oculaires et comment les prévenir? Les yeux rouges, gonflés, secs ou douloureux, les orgelets, conjonctivites, glaucomes sont révélateurs de maladie (mal-à-dire) et sont à mettre en lien avec la colère, les sentiments d’injustice et d’impuissance inavoués, censurés….

  • L’estomac en médecine chinoise

    Le symptôme le plus répandu concernant l’estomac est le phénomène d’estomac en boule. Un estomac en mauvaise santé impacte également le sommeil. Il est la cause d’un des trois types d’insomnies que l’on rencontre en médecine chinoise (voir les insomnies en médecine chinoise – l’insomnie de l’estomac). Il devient responsable de réveils nocturnes fréquents, de cauchemars et d’angoisse.

  • Extrait – Sauvez votre corps! Dr. Kousmine

    Son étude l’amena à constater que les Hounzas représentaient bien l’idéal de la santé humaine. Ils sont exempts de toute maladie chronique et opposent aux infections une puissante force de réaction et de défense. A part quelques rares accès de fièvre, courts et violents, et occasionnellement quelques inflammations oculaires apparaissant au terme de l’hiver passé dans des demeures enfumées, Mac Harrison ne put déceler chez eux aucune maladie. L’âge n’affaiblit ni leur vue, ni leur ouïe, leur dents demeurent intactes, le coeur reste capable d’efforts. La vie ne s’éteint qu’à un âge avancé, 120, même 140 ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *