5 techniques de régulation du poids

5 techniques de régulation du poids

La régulation de poids intéresse à peu près tout le monde. Le sujet est un peu plus subtil que le but de diminuer la graisse pour s’approcher des dictats de la mode. Les complexes provoqués par les publicités causent des angoissent et des malaises bien réels, mais peuvent pousser les gens à se tromper de cible. Car l’objectif à viser, c’est d’avoir un corps en bonne santé et de l’habiter avec plaisir et reconnaissance.

L’image du corps idéal est socialement déterminée par ce qui s’achète, illustre des signes de richesses. Ainsi, à une époque ou un pays où la nourriture manque, le corps idéal est bien en chair et expose fièrement des bourrelets de graisse obtenus grâce à une suralimentation, et donc beaucoup d’argent. Dans un pays ou une époque touchée par la malbouffe, le corps qui s’en extrait ou s’en préserve grâce à l’argent est mince et travaillé.

Il en est de même pour la pâleur ou le bronzage de la peau. Dans un contexte ou le manque d’argent pousse à faire des travaux pénibles à l’extérieur, comme construire des routes ou travailler dans les champs, la peau blanche est symbole d’oisiveté, et donc d’aisance financière. Dans un contexte inverse où les emplois moins payés font passer d’interminables heures enfermé dans des bureaux, le bronzage symbolise le fait d’avoir pu partir en vacances dans des régions ensoleillées, par conséquent d’en avoir eu les moyens, d’avoir, encore une fois, plus d’argent que les autres.

Si telle est l’origine du mal dont la personne se plaint, modifier le corps pour répondre à des représentations ponctuelles ne doit être considéré qu’à court terme. A long terme, c’est le sentiment d’insécurité qui doit être traité. Il peut prendre racine dans des schémas familiaux malsains, dans angoisses profondes, dans l’immaturité, des échecs sentimentaux, etc. Mais traiter le symptôme pour guérir la cause, peut aussi marcher : on voit des échecs sentimentaux ou des maux de l’enfance être surmontés quand la personne reprend confiance en elle et en son corps.

Le traitement de la cellulite

La cellulite est un amas d’humidité, une couche de yin stagnant. C’est des tissus adipeux très condensés devenus pâteux et bien accrochés, c’est pourquoi il est difficile de s’en défaire. Son apparition peut être provoquée par plusieurs raisons : ça peut-être un déséquilibre momentané du métabolisme (comme lors d’une grossesse), une mauvaise alimentation doublée à une mauvaise hygiène de vie sur une longue période, ou des pollutions émotionnelles qui n’ont pas été évacuées et auxquelles le corps a fourni un support physique, matériel. La cellulite est très froide, comme une couche de glace. Son côté inflammatoire, le « ite » de son nom, vient du fait qu’un excès de yin génère du yang, comme l’espèce de sensation de brûlure que l’on a lorsqu’on touche de la neige.

Une fois la session terminée, il faudra compléter le traitement avec du mouvement musculaire dans la zone. L’idéal est de faire une bonne heure de marche dans les heures qui suivent la séance.

Traiter les fringales avec le point coupe-faim de l’auriculothérapie.

On croit souvent à tort que l’auriculothérapie appartient à la médecine chinoise, alors que c’est en fait un français qui a découvert et popularisé cette zone de réflexologie.      Chaque partie de l’oreille est en relation avec une partie du corps. En vérité, chaque partie du corps peut être une zone de réflexologie, mais on le connaît actuellement que quatre cartes : les oreilles, les mains, les pieds et les dents.

Le point coupe-faim est situé au centre du bord antérieur du tragus. On le stimule en y mettant une bille ou un aimant. Pour ma part, je n’utilise que des billes : elles tiennent bien en place, ne font pas mal et sont assez discrètes. On les garde trois à cinq jours. Il faut ensuite faire une pause de deux ou trois jours avant d’en remettre pour une efficacité maximale. Il fonctionne très bien seul, quoique je lui ajoute souvent trois autres billes pour le soutenir sur les zones de la rate, de l’estomac et ShenMen (神门, Shén mén, porte de l’esprit).

La stimulation de ce point coupe court aux grignotages frénétiques et sans faim. Pendant la période ou une bille est posée sur ce point, on ne mange plus sans besoin réel, sans quoi la nourriture n’allèche pas. Quand ce traitement est répété plusieurs fois d’affilé, l’effet dure ensuite plusieurs années selon l’hygiène de vie.

Contrôler où le corps stock la graisse avec la digitopuncture.

Plutôt que de simplement évacuer la graisse, on peut aussi affiner l’objectif en contrôlant les zones où elle va être stockée en massant certains points d’acupuncture. Le point doit être massé avec un doigt pendant une ou deux minutes tous les jours pendant deux à trois mois. Pour plus d’efficacité, il faut le masser précisément (et non une zone) des deux côtés, si possible à l’heure d’affluence du méridien selon l’horloge circadienne. Il faut que ça fasse légèrement mal, mais pas trop. Inutile de se torturer. De cette manière, on active une fonction locale du point sur les méridiens tendino-musculaires. Ceux-ci croient qu’une action les sollicitant particulièrement se prépare et cherchent à optimiser leurs capacités. Pour se faire, ils se débarrassent de ce qui les encombrent, à savoir la graisse.

Exemples:
  • – Pour que la graisse ne se stock pas dans les bras :
    On utilise le 11 GI (曲池 Qū chí). Il se situe sur le pli formé par le coude quand on pli le bras en angle droit, entre l’extrémité de la ride formée et la pointe de l’humérus. C’est un point du méridien du gros intestin, dont l’heure d’affluence est entre 5h et 7h, l’idéal pour stimuler ce point est donc 6h du matin.
  • – Pour que la graisse ne se stock pas dans les mollets :
    On utilise le 40 E (丰隆 Fēng lóng). L’abscisse et l’ordonnée qui permettent de le situer sont : 8 cuns au-dessus de la malléole externe, bord externe du muscle tibial antérieur. Ce point est situé sur le méridien de l’estomac, lequel fait suite à celui du gros intestin. Son heure d’affluence est donc entre 7h et 9h et l’idéal pour stimuler le point est à 8h.

 

Le GuaSha pour éliminer le double menton.

GuaSha (刮痧 Guāshā) est l’action de racler (Gua) pour faire sortir des pétéchies (Sha), qui sont de petites tâches rouges. On effectue le GuaSha à l’aide d’un outil qui s’appelle GuaShaBan (刮痧板 Guāshā bǎn), « Ban » désigne une petite planche. Le mot « GuaSha » est le nom du traitement, « GuaShaBan » est le nom de l’outil.
La GuaShaBan est traditionnellement de buffle ou en jade, mais pour ma part toutes celles que je possède sont en plastique. C’est un choix pragmatique. Celles en plastiques sont très bon marché et je leur trouve une bonne prise en main.

On racle la peau pour débloquer les méridiens et faire circuler le sang et les liquides. Dans le double menton, il y a une partie de graisse et une grande partie de liquides stagnants. On racle de la ligne médiane sous le menton au processus mastoïde de chaque côté plusieurs fois, puis de derrière l’oreille à la clavicule en longeant le muscle sterno-cléido-mastoïdien. Ce traitement a pour avantage d’optimiser les fonctions de la glande thyroïde et par conséquent le système hormonal.

Se débarrasser du double menton avec cette méthode n’est pas une partie de plaisir. Ne le faites pas après un repas, commencez lentement et arrêtez-vous si ça vous donne envie de vomir. Faites bien attention à racler les deux côtés de la même manière, avec la même force et le même nombre de fois, sinon ça se verra.

Les ventouses, pour peaufiner.

Enfin j’utilise les ventouses pour optimiser le reste du traitement à deux endroits.
Le premier est le dos : soit sur les points Shu (腧穴 Shùxué) de l’estomac et de la rate, soit dans tout le dos pur booster le métabolisme de manière générale, ou encore sur les trapèzes pour enlever les crispations et réduire le stress.

Ici, réduire le stress est intéressant. On ne peut pas maigrir quand on est stressé. Car le stress est une petite sécrétion d’adrénaline continue qui nous met sur le qui-vive pour être capable de faire face à un éventuel danger. Pour faire face à ce danger, on retire de l’énergie des organes vitaux (les déchets de toute sorte sont alors mal évacués) et on place cette énergie dans les épaules, bras, mains et dents, bref, nos défenses primitives : les griffes, poings et dents. Réduire les effets du stress permet de réduire le stress lui-même. C’est l’inverse de traiter la cause pour traiter l’effet : on traite l’effet pour traiter la cause.

Le second endroit sont les zones où la graisse s’accroche, sans pour autant se transformer en cellulite. Les ventouses sont insuffisantes à traiter la cellulite tandis que la forêt d’aiguille est douloureuse et inefficace sur les simples excès de graisse. Les ventouses activent la circulation dans la zone sur laquelle elle sont placées et permettent ainsi de drainer la graisse.

J’utilise des ventouses à feu que je laisse dix minutes en place. Je ne les fais généralement pas glisser car c’est douloureux et je ne trouve pas que ça donne de meilleurs résultats. Je les mets le plus souvent autour de la taille ou autour des anciennes zones de cellulite.

 

Voilà mes techniques spéciales qui permettent de se trouver une silhouette dans laquelle on se sente bien. Elles s’ajoutent à un traitement de fond. Le principal est de rectifier l’alimentation, puis faire en sorte que la personne mange bien, dorme bien, respire bien et ne soit pas trop sédentaire. Je renforce la rate et l’estomac d’un côté, les reins de l’autre, et je veille à ce que les foyers moyens et inférieurs soient bien dégagés. S’il n’y a pas de facteurs d’influence particuliers comme un choc émotionnel, une grossesse, des parasites intestinaux ou autres, normalement ça suffit.

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