L’alimentation en médecine chinoise

L’alimentation en médecine chinoise

 

Manger pour se soigner

     Hippocrate disait que l’alimentation est la première des médecines. Elle est en effet capable à elle seule de prévenir et guérir de maladies. Elle tient une place primordiale dans notre vie quotidienne. Chacune des cellules qui compose notre corps est issue d’un recyclage de la nourriture absorbée. C’est le sens de la phrase « nous sommes ce que nous mangeons ». Manger fatigue et pollue l’organisme ou lui permet de fonctionner à son maximum.

     L’alimentation de survivance consiste à se nourrir parce que l’on ressent la faim, et parce que le corps va se dégrader jusqu’à mourir s’il n’est pas nourri.  Dans l’alimentation saine en revanche, la lutte contre la mort est dépassée, on mange pour déployer le potentiel de notre corps et notre esprit ou pour donner au corps les outils avec lesquels il va se battre contre une maladie. 

     Un repas, qu’il soit bon ou mauvais, peut changer notre journée: ou cela nous met en joie et dans les conditions propices à réaliser les missions de notre emploi du temps, ou inversement, il sape notre moral, notre concentration et notre efficacité.

L’alimentation de la survivance :

     Manger de manière inadaptée épuise l’organisme. Cela le fatigue à court terme et le fait vieillir plus rapidement à long terme. 

     Les pandas sont connus pour être des animaux particulièrement feignants. En vérité, cela vient du fait qu’ils se nourrissent principalement de bambous alors que cela ne leur convient pas. C’est dû au fait qu’une anomalie de leur odorat les empêchent de sentir l’odeur des aliments dont ils sont sensé se nourrir normalement. Seul un petit pourcentage du bambou qu’ils mangent est digéré, c’est pourquoi ils en mangent beaucoup. Et comme leur système digestif utilise beaucoup de temps et d’énergie à les assimiler, ils sont très fatigués, et à long terme, une espèce en voie de disparition. 

Les qualités yin et yang des aliments

     En médecine chinoise et dans le taoïsme, les aliments peuvent être classés en 5 catégories : très chaud, peu chaud, neutre, peu froid et froid. On parle alors d’aliments yin et yang sous divisés en grand yang, petit yang, neutre, petit yin et grand yin. 

     On peut aussi désigner ces segments avec les cinq éléments: le feu est grand yang ou très chaud, la terre est neutre, le métal est petit yin ou peu froid, l’eau est grand yin ou très froid et le bois est petit yang ou un peu chaud.

     Il y a des aliments yin et yang, ou plus précisément bois, feu, terre, métal ou eau. Ça fonctionne aussi pour la cuisson. Elle est tantôt yin (comme à la vapeur) ou yang (comme au barbecue). La préparation des aliments (confits ou en farine) peut changer leur température.

… adaptées au cycles yin et yang de la vie

     Toujours selon le taoïsme, la vie est constituée de cycles yin et yang. Il y en a des grands et des petits. 

     A l’échelle annuelle, le printemps sera une saison correspondant à la première partie du cycle yang. Comme le yang naît et commence à grandir, c’est une saison dite petit yang ou bois. L’été est grand yang ou feu, puisque le cycle yang atteint sa plénitude. L’automne est petit yin ou métal et l’hiver est grand yin ou eau. Une phase neutre a lieu entre l’été et l’automne durant ce qu’on appelle communément l’été indien.

     A l’échelle mensuelle, le cycle est facile à observer chez les femmes car marqué par les règles et la période d’ovulation. Elle est plus difficile à suivre chez les hommes car plus subtile à suivre puisqu’il n’y a pas d’indications physiologiques. On remarquera simplement qu’ils ont une période plus soupe au lait et une période de vitalité accrue. En ce qui concerne les femmes, nous sommes en période grand yin quand nous avons nos règles, et en période grand yang dans la période d’ovulation.

     A petite échelle, sur une journée, la partie nuit sera considérée comme grand yin, le matin petit yang, le midi grand yang et le soir petit yin. Une phase neutre à lieu en fin d’après-midi.

     La santé résulte d’un équilibre entre le yin et le yang. La maladie intervient quand cet équilibre est rompu. 

     Selon la diététique chinoise, les aliments yang sont consommés durant les périodes yin et les aliments yin durant les périodes yang pour rééquilibrer la dominance d’un élément ou d’un autre. Ainsi, manger des aliments chauds/yang en hiver augmente notre aptitude à résister au froid et aide à prévenir des maladies froides. Manger des aliments chauds ou yang en période de règles diminue les douleurs et les inconvénients qui y sont liés, tandis que manger des aliments yin/froids en période d’ovulation prévient des excès de chaleur éventuels pouvant se manifester par des migraines ou des troubles du sommeil.

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